Je te parle de mon ressenti par rapport à ces fameuses phases que traversent ou non nos enfants. Je n’aime pas mettre les gens dans des cases et pour moi cela en fait partie, mais on ne va pas se mentir, la majorité des enfants traversent ces mégas moments de frustration et finalement leur donner un nom ça permet de se sentir moins seul-e quand on en parle ????

Même avant d’avoir un enfant, j’entendais déjà parler de ces phases que les enfants traversent. Naïve comme je le suis parfois, je me suis toujours dit, comme pour le babyblues, que ça n’arriverait pas avec mon fils. La blague ????

Alors effectivement, le terrible two je ne l’ai pas vu passer. Mais par contre depuis ses 3 ans ???? le mini adolescent-démon est bien là!

On a beau savoir que ces phases font partie du développement, que les enfants en ont besoin pour se forger, etc., mais franchement quand tu te tapes des « NON », des coups et des crisounettes à longueur de journée, tu comprends ta douleur !

Chez nous, ça s’est vraiment manifesté par de l’opposition, refus de changer la couche, refus de s’habiller, commentaires désagréables au moment du repas, refus de faire la sieste (alors que le besoin était bien là ????) en donnant des coups, etc.

Il y a vraiment eu une phase où c’était éprouvant, et ma patience était mise à rude épreuve ! Cela a vraiment été dur moralement car je n’avais pas envie d’aller contre les valeurs éducatives auxquelles je tends (non violence etc) mais parfois c’était vraiment dur de garder mon calme !

Et forcément après, Madame culpabilité fait son entrée! Je n’ai jamais levé la main sur mon fils mais rien que de sentir que j’en avais parfois envie, ça me rendait mal.

Je n’ai pas de baguette magique mais j’ai envie de te partager ce que moi je faisais/fais dans ces moments :

  • Je dis que je n’accepte pas ce comportement
  • S’il y a des coups : je dis que ce n’est pas acceptable, qu’on peut frapper dans un coussin si on énervé et je vais dans une autre pièce (souvent le fait de me retirer le fait revenir, il prend conscience et fait un câlin)
  • A table, j’explique qu’il n’y a que ce plat à manger et que s’il sort de table ou qu’il dit « c’est deg, beurk » il n’y a rien d’autre jusqu’au prochain repas. Souvent il ronchonne devant son assiette et finit par manger…
  • Si c’est en lien avec l’habillement, je regarde si c’est parce qu’il veut choisir lui ses habits et si c’est parce qu’il ne veut pas se préparer, je lui dis que je l’emmène dans la tenue qu’il est, car moi je dois partir et que je ne peux pas le laisser seul à la maison.

  • Le plus dur, c’est bien sûr lorsque cela arrive “en société”, au magasin, etc. J’essaie de me concentrer sur mon fils et non sur le potentiel jugement des autres. Je m’abaisse à sa hauteur et lui explique pourquoi on ne peut pas acheter telle ou telle chose ou que ce sera pour une prochaine fois, etc.

Bien sûr que parfois il y a du chantage… “si tu ne t’habille pas, on ne peut pas aller chez Papilou” (c’est son grand-papa et ça ça marche souvent ????).

Par contre j’essaie vraiment de dire plutôt “dès que tu auras… il y aura…” à la place du “si”. J’avais lui ça une fois dans des conseils éducatifs et je trouve que ça marche assez bien.

Mes “solutions” ne sont pas parfaites, parfois je crie, parfois je suis à bout. Je touche du bois car jusqu’à maintenant je n’ai pas été confrontée à une MEGA crise mais je sais que ça peut arriver… Qui vivra verra ????

Julie

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